Accepter la douleur du manque, accepter que tout s'arrête, accepter tout simplement... Pour tous les proches c'est une épreuve difficile, parce qu'on voudrait par dessus tout, COMPRENDRE...
Quelle douleur peut sembler insurmontable à ce point, quel mal ronge les os et le corps à ce moment-là? Pourquoi l'aide des autres semble vaine et inutile... J'imagine que la douleur de votre départ n'est rien par rapport au mal qui vous grignotait de l'intérieur, et je comprends qu'un mal-être vif et profond puisse gâcher une vie... Et je voudrais tant que chacun puisse comprendre à quel point le mal doit être puissant pour être plus fort que toutes les autres sensations, émotions... Si souffrir c'est être en vie, trop souffrir peut amener à ne plus rien ressentir, et quoi de pire que l'annihilation des désirs et des envies, puisque c'est ce qui guide nos vies? Accepter aujourd'hui que votre douleur ait été si forte qu'aucun d'entre nous n'aurait pu l'apaiser, voilà notre combat.

